Naissance et histoire du MLF et du MLAC avec Christine Delphy

Dans cette période de renouveau des luttes anti-patriarcales, une histoire des luttes des femmes des années 1968 – avec Christine Delphy, sociologue, co-fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes, réalisée par Sortir du capitalisme.

Christine Delphy, sociologue, théoricienne critique de l’oppression et de l’exploitation des femmes, co-fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), nous raconte l’histoire du Mouvement de Libération des Femmes : l’histoire du groupe « Féminin, Masculin, Avenir » puis « Féminisme, Marxisme, Action », l’importance de la non-mixité féministe, la lutte interne avec Antoinette Fouque et les féministes différencialistes, la manifestation du 26 août 1970, ses slogans (« Un homme sur deux est une femme » et « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme ») et sa répression, les différentes tendances du MLF dont celle « lutte-de-classes » d’Eliane Viennot (LCR), l’essor du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement (MLA) en 1971 et sa transformation en MLAC – véritable instigateur de la loi de 1974-75 légalisant l’avortement et la contraception –, le Manifeste des 343, les manifestations pour l’avortement libre, l’organisation de l’avortement illégal (qui auparavant faisait des dizaines de milliers de morts annuellement), et surtout l’incroyable transformation subjective de ces milliers de femmes ayant participé aux luttes des femmes des années 1968.

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Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968

Une émission sur l’histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968 réalisé par Sortir du capitalisme – avec Michelle Zancarini-Fournel.

Marche internationale des femmes de la place de la République à la place de la Nation a Paris le 20 Novembre 1971 en faveur de la légalisation de l’avortement.

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Avec une brève présentation de Les luttes et les rêves et une explication du concept d’ « années 1968 » (1962-1981) ; avec une histoire des micro-insubordinations des femmes des années 1960 (utilisation de moyens contraceptifs – alors illégale – fournie par des plannings familiaux, et annonce d’une « guerre des sexes » par des femmes scientifiques) malgré le conservatisme du PCF et de l’Église catholique et un maintien de normes de genre contraignantes ; avec une histoire de l’essor des réflexions féministes au cours des années 1960 ; avec une critique féministe du « baby-boom » comme procréation forcée ; avec une genèse historique du MLF à partir de 1968, du FMA (« Féminin-Masculin-Avenir » devenu « Féminisme-Marxisme-Action » en 1969) et du sexisme des hommes gauchistes ; avec une évocation des grèves des femmes des années 68 pour des salaires égaux aux hommes et contre leurs conditions de travail (notamment en termes de harcèlement sexuel), et qui en même temps déstabilisent les rapports de genre (jusqu’à des volontés de non-mixité) ; avec une histoire du MLF (au prisme de ses connections transatlantiques) et du MLAC, jusqu’à leur éclatement respectif ; avec une histoire des féminismes provinciaux ; avec une histoire des tensions entre tendances du MLF et entre féministes hétérosexuelles et lesbiennes ; une mise en lumière des féministes racisées ; avec une discussion critique des thèses de Françoise Vergès dans Le ventre des femmes ; et enfin une conclusion au sujet des héritages et des ruptures des féminismes contemporains vis-à-vis de ceux des années 68 en termes de (non)mixité.

Le fascisme qui vient

Une émission de Sortir du capitalisme sur les éléments actuels qui rendraient possible une prise du pouvoir par les fascistes en France.

Une émission d’Armand Paris et de Guillaume Deloison au sujet du (néo)fascisme qui vient et de sa variante française (Front National – Rassemblement National) à partir du livre de La possibilité du fascisme. France, la trajectoire du désastre (La Découverte, 2018) de Ugo Palheta, sociologue et directeur de publication de Contretemps.

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Fascisme, capitalisme et classe ouvrière

Une émission de Sortir du capitalisme sur la montée fasciste et prise de pouvoir de ses partis en Italie et en Allemagne dans les années 1920-1930 et au delà.

Une théorie critique du fascisme italien et du nazisme allemand dans leurs caractéristiques communes et leurs rapports au grand capital et à la classe ouvrière à partir de l’analyse matérialiste de Daniel Guérin dans Fascisme et grand capital (Libertalia, 2013) – avec Charles Jacquier, historien, éditeur du livre.

Première partie :

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Deuxième partie :

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Bonus :

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Les résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939)

Une histoire des résistances au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (1936-1939) – avec Michael Seidman, historien, auteur à ce sujet d’Ouvriers contre le travail. Barcelone et Paris pendant les Fronts populaires (Senonevero, 2010). Émission de radio réalisé par Sortir du capitalisme.

Avec une présentation de l’ouvrage, de sa nouveauté d’approche et de sa réception, une présentation de l’ampleur et des formes de résistance au travail dans Barcelone en guerre et en révolution (coulage des cadences, absentéisme, maladies simulées, grève des loyers et des impôts), une discussion d’une nouvelle approche de l’émancipation comme libération des contraintes extérieures aux individus (du travail, du loyer, des impôts), une discussion de la contradiction interne de la révolution espagnole (trop modérée pour une sortie du capitalisme, trop radicale pour une victoire militaire), une théorie de l’État comme institution imposant aux individus de se salarier, une démonstration de l’impossibilité de l’autogestion marchande « conseilliste », une comparaison avec l’expérience du Front populaire français (1936-1938), ses coulages de cadences et sa baisse du temps de travail vécue comme « anti-fasciste », et un appel à une prise en compte des résistances au travail contemporaines.

Écouter l’émission en ligne (30 minutes) :

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La livre de Michael Seidman est disponible ici en téléchargement.