Canciones de los Obreros Anarquistas Argentinos (1901-1936)

La compilation de ces chansons des ouvriers anarchistes argentins à été réalisée par le site en espagnol Musica y Peliculas acratas. Ces chansons sont été extraites de l’album « Los Anarquistas 1904-1936 » suivie d’un entretien avec Osvaldo Bayer où il parle (en espagnol) de cette période, notamment de l’épisode insurrectionnel dit de la Patagonie rebelle en 1920-21.

Canciones de los Obreros Anarquistas Argentinos (1901-1936)

Guerra a la Burguesia (Guerre à la Bourgeoisie)

Traduction :

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Antoine Gimenez – Les Fils de la Nuit

Un témoignage magnifique sur la révolution et la guerre d’Espagne de 1936 par l’un de ses protagonistes.

Italien d’origine, Antoine Gimenez, de son vrai nom Bruno Salvadori (1910-1982), a participé à la guerre d’Espagne dans les rangs de la colonne Durruti. Réfugié à Marseille après la guerre, il rédigea ses Souvenirs de la guerre d’Espagne entre 1974 et 1976 puis les confia peu avant sa mort à ses amis anarchistes. En 2007 Les Giménologues publièrent avec les éditions L’Insomniaque son texte augmenté de nombreuses notes et notices biographiques sous le titre Les Fils de la Nuit.

Le récit à la première personne que fait Antoine Gimenez de la guerre d’Espagne permet de voir cette période historique et ses enjeux à travers le regard d’un de ses protagonistes anonymes. Les très – peut-être trop ? – nombreuses notes confectionnées par les Giménologues permettent de contextualiser le récit en faisant appel à de nombreux autres témoignages de révolutionnaires ainsi qu’aux travaux des historiens sur ces événements qui furent le prélude à ce qui sera nommé seconde guerre mondiale.

Cliquer sur la couverture pour accéder au fichier du livre :

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Le livre à été réédité en 2016 par les éditions Libertalia.

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Vous pouvez également télécharger dans notre médiathèque les deux travaux suivants réalisés par les Giménologues :

L’affaire Pinelli : assassinat d’un anarchiste

Le 12 décembre 1969 avait lieu piazza Fontana, à Milan, un attentat fasciste à la Banque de l’Agriculture, qui fit seize morts et plusieurs dizaines de blessés.

Dans la nuit qui suit, la police se livre à une véritable rafle au sein du mouvement anarchiste, arrêtant nombre de ses militants, dont le cheminot Giuseppe Pinelli.

Retenu illégalement à la préfecture de police et interrogé par le commissaire Luigi Calabresi et ses sbires, Giuseppe Pinelli trouvera la mort en étant défenestré du quatrième étage de l’immeuble, dans la nuit du 15 décembre.

D’abord présentée par la police milanaise comme un suicide, la mort de Pinelli, à l’issue d’une enquête de la magistrature conduite par le juge Gerardo D’Ambrosio, sera officiellement expliquée sans rire par un « malaise actif », qui aurait provoqué un bond involontaire de Giuseppe Pinelli par la fenêtre de la préfecture.

Le jeudi 28 avril 1983, pour évoquer cette affaire, Floréal recevait Gaetano Manfredonia, militant libertaire et historien, sur Radio-Libertaire.

Télécharger l’entretien (33Mo)

reconstitution judicière de la chute.

La ballata per anarchico Pinelli écrite au soir de ses funérailles et sa traduction :

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Je lutte donc je suis (vostfr / 105min / 2015)

Film réalisé par Yannis Youlountas donnant la parole à des individus en lutte contre l’offensive capitaliste en Grèce et en Espagne que cache dans la bouche de ceux qui nous exploitent et nous répriment des vocables comme « crise » et « austérité ».

De Grèce et d’Espagne, un vent du sud sur l’Europe, contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : « JE LUTTE DONC JE SUIS » (prononcer « AGONIZOMAI ARA IPARKO » en grec et « LUCHO LUEGO EXISTO » en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.

le site du film

L’œuvre constructive de la Révolution espagnole (1936-1939)

Gaston Leval (1885-1978) raconte à la première personne son expérience de la Révolution espagnole durant la guerre civile déclenchée en juillet 1936 par le coup d’état militaire soutenu par les régimes fasciste italien et nazi allemand. Un document précieux pour penser les tâches concrètes de la révolution car s’il démontre les réalisations exemplaires de la révolution espagnole, il pointe également du doigt les faiblesses et dérives qui menacent tout mouvement révolutionnaire.

Télécharger l’entretien (49Mo)

CNT

« Voici les faits : une révolution sociale incomparablement plus profonde que toutes celles qui l’ont précédée a eu lieu dans un pays dont on a beaucoup parlé durant les années 1936-1939 : l’Espagne.

Une révolution qui a atteint les buts théoriquement préconisés par Marx et Engels quand ils sont allés au plus loin de leurs prévisions d’avenir, par Proudhon et par Bakounine, ainsi que par l’école kropotkinienne de l’anarchisme socialiste ; et cela en moins de trois ans, alors que, après un demi-siècle, la révolution russe qui, au début, se réclamait du même idéal, en est plus éloignée que jamais.

A côté de ce fait historique transcendant dans l’histoire de l’humanité, la Commune de Paris, qui a suscité tant d’intérêt, tant d’écrits, d’études et d’essais, apparaît comme un événement mineur. Car, sur une très large échelle, la révolution espagnole a réalisé le communisme libertaire. »

Gaston Leval, Espagne libertaire (36-39)

Vous pouvez également télécharger son livre Espagne libertaire (36-39) sur le présent site dans notre médiathèque.

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