Pour un anarchisme (pro)féministe

Une émission d’analyse critique des pratiques et des théories sexistes au sein des milieux anarchistes, et ce dans l’optique d’un anarchisme (pro)féministe – avec Francis Dupuis-Déri. Réalisée par Sortir du capitalisme.

Francis Dupuis-Déri

Avec une critique de l’anarcho-sexisme contemporain comme contradiction (apparente) avec l’idéal anti-autoritaire, comme produit d’une socialisation sexiste des hommes anarchistes, d’un idéal viriliste de l’anarchiste comme guerrier machiste, d’une négation idéologique de son positionnement de dominant au sein des rapports de genre, d’un anti-féministe lutte-de-classiste, d’une volonté masculine d’imposer une absence de critiques internes au nom de « l’unité » anarchiste (qu’ils sapent en réalité avec leur comportement sexiste) et d’une camaraderie virile même en cas d’agression sur une autre camarade ; avec un appel à une déconstruction individuelle et collective des hommes en tant que dominants au sein des rapports de genre, et à cesser d’utiliser des arguments anti-féministes identiques à ceux de l’extrême-droite et des staliniens ; et une évocation des tendances pro-féministes dans l’anarchisme francophone contemporain.
Avec une analyse critique de l’anarcho-sexisme de Proudhon, promoteur d’un socialisme misogyne et polémiste anti-féministe, et son héritage au sein du mouvement ouvrier (exclusion des femmes des syndicats d’artisans, lutte pour une interdiction du travail industriel des femmes, anarchisme patriarcal) ; une brève histoire des débuts de l’anarcha-féminisme, celui d’Emma Goldman, de Victorine de Cleyre et de He-Yin Zhen ; et une discussion autour du pro-féminisme des hommes, ses limites (pro-féminisme toxique) et ses possibilités (déconstruction – désempowerement).

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L’oiseau mort

L’oiseau mort était un groupe de rap de Grenoble actif entre 2007 et 2014 composé de Noliv et Chivain.

« L’oiseau mort est un groupe de rap à l’univers musical et aux textes plutôt sombres. On s’inspire de ce qu’on écoute, de ce qu’on lit, de ce qu’on voit. Alors même si ça nous arrive fréquemment d’avoir le sourire, vu la merde qui nous entoure, quand on s’exprime ça a souvent un goût amer.
On refuse de voir notre musique comme une marchandise, alors on a décidé de tout faire nous-même : instrus et enregistrement maison, pochettes sérigraphiées, et distribution de la main à la main. On se pas très bien d’intermédiaires foireux et d’entourloupe mercantiles. On fait des concerts pour rapper nos textes et rencontrer du monde, sans vigile, sans droit d’auteur, sans statut. On ne cherche ni à gagner de l’argent, ni à acquérir une réputation. On peut appeler ça du Do It Yourself, en tous cas on le fait par choix et par passion. »

L’oiseau mort (2007) Soubresauts (2011)

Les silences :

Ici l’enfant est aussi roi que le client
Aussi heureux et libre que ses parents
Remplissant un caddie
Elle est salement souillée notre insouciance
Tout comme cette conception niaise de l’enfance
Rien ne sert de s’ébahir puisqu’il faut sévir à point
Ne dites rien
Et surtout pas qu’on peut jouir autrement qu’en possédant

Gord Hill – Résistance anti-capitaliste

Une histoire sous forme de Bd des mouvements anticapitalistes du début du XXIe siècle en Amérique du nord. Gord Hill est un militant anarchiste autochtone (de la nation Kwakwaka’wakw) du Canada.

Dans ce récit graphique saisissant et politiquement futé, Gord Hill documente des mouvements anti-capitalistes et anti-mondialisation, de la bataille de Seattle contre l’Organisation Mondiale du Commerce en 1999 au mouvement Occupy en 2011. Il retrace les origines mondiales des grands mouvements contre le pouvoir et offrent une version des évènements basés sur des témoignages de gens qui les ont vécus. Cette bande-dessinée présente un portrait vif, historiquement précis, des activistes qui révèlent au grand jour les crimes des gouvernements et des multinationales.

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :

Une version en très haute résolution (1,1Go!) est disponible ici.

Hereda : 6 films documentaires DIY (vf / 285min / 2017)

Une série documentaire réalisée au milieu des années 2010 tentant de faire un petit panorama du mouvement anarchiste et antiautoritaire autonome en France.

« 6 films qui regroupent des témoignages de vécus collectifs, dont le lien se situe dans les dynamiques anarchistes actuelles. Une histoire d’un an de rencontres où nous avons pu partager nos choix et expériences de luttes, mais aussi nos déceptions. Ça cause de luttes sociales, de féminisme, de luttes trans, d’autonomie, de squat, de punk… »

Hedera – épisode 1 : Croisement de luttes (48min)

En ce qui concerne la première partie, nous présentons différentes manières de lutter et de réagir, en posant des constats de départ, pourquoi des initiatives se mettent en place et en réponse à quoi.
Comment des personnes saisissent la réalité et qu’est ce qu’elles portent politiquement (antifascisme, féminisme, squat, centre social autogéré, mouvement social…).

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Hedera – épisode 2 :Tous ces murs autour de nous​ (39min)

Dans la deuxième partie, nous essayons de creuser certaines luttes et quelques tenants et aboutissants qui les caractérisent : gentrification, frontières et systèmes carcéral; des luttes qui s’enserrent et se mêlent. Nous essayons de comprendre et de voir les liens qui les unissent.
Mais aussi, quels espaces / brèches pouvons nous ouvrir et quels espoirs pouvons nous y insérer.

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Hedera – épisode 3 : Rendre possible nos initiatives​ (50min)

Dans cette partie, il y a l’idée de montrer les choix et l’évolution de différents collectifs.
Les modes d’organisation, les perspectives et les réalités sont différentes mais décrivent des parcours et des fonctionnement qui ont un sens. Ils montrent une adaptation, une envie de s’inscrire dans le temps, d’aller plus loin dans les luttes respectives.

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Hedera – épisode 4 : En longeant les failles​ (51min)

Dans cette quatrième partie, nous partons du collectif qui peut donner des envies et de la force, qui constitue également un socle pour ce que nous vivons au quotidien.
Mais nous sommes aussi dans l’analyse des difficultés et des souffrances qui en découlent, en lien avec les collectifs politiques et la vie à plusieurs.
Au delà des échecs et des doutes, nous essayons de donner aux voix discordantes.

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Hedera – épisode 5 : Pas à pas, pour aller plus loin​ (42min)

Cette partie évoque ce qui consolide et renforce nos luttes. Comment nous avons su créer des outils, des structures, qui nous donnent des moyens, qui renforcent (non-mixité, auto-organisation, modèles anti-autoritaires…)
Et puis, il y a aussi la projection, ce que nous anticipons.
Comment nous pourrions imaginer ce qui nous permet de continuer, de ne pas abandonner, au prix parfois de désaccords et de visibilisation des conflits.

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Hedera – épisode 6 : On va bien finir par se croiser​ (53min)

Parce que nous ne pouvons pas conclure, que nous construisons la suite chaque jour, que nous voulons changer à peu près tout ce qui se trouve autour de nous.
Nous essayons d’exister et de faire exister ce que nous voulons aujourd’hui. Parfois en se sentant seulE, parfois en étant à contre courant. Mais surtout en essayant de nous inspirer, d’apprendre du passé et de développer des liens et de la solidarité, malgré les conflits, les distances et le temps qui passe.

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Lances en l’air contre les mines (vostfr / 40min / 2018)

Documentaire tourné en 2018 à la frontière entre le Pérou et l’Équateur sur les luttes autochtones contre les mines dans la chaîne Condor menées par les populations Shuar et Awajun. 

A travers des entretiens avec les participant·es de ces luttes et des vidéos d’archives, ce documentaire donne à voir une révolte radicale contre l’extractivisme capitaliste dont les États sont les garants.