Kropotkine – le salariat (vf / 25min / 1889-2016)

Lecture (avec quelques ellipses) et illustration du texte de 1889 du théoricien anarchiste Kropotkine.

Kropotkine nous livre ici, avec la clarté qui caractérise son style, une critique radicale du système salarial en démontrant que quelque soit la forme qu’il revêt celui-ci reste profondément inégalitaire. Toujours d’actualité!

Le texte intégral est lisible ici.

Yves Bonnardel – « Le concept de nature : une construction idéologique ? » (vf / 92min / 2016)

Conférence d’Yves Bonnardel autour du concept de « Nature » et de ses usages politiques.

Dans nos sociétés, ce qui est réputé « naturel » est perçu comme bon, normal et souhaitable et cette idée se substitue aux questionnements moraux. Pourtant, l’idée qu’il existerait une « nature des choses », relève de la croyance. Qu’impliquerait un retour à la réflexion éthique et à l’analyse politique dans les domaines dits du personnel, de la politique, de la bioéthique, des mœurs, et même de « l’environnement » ?


Pour aller plus loin, on peut également lire les deux textes suivants d’Yves Bonnardel :
De l’appropriation… à l’idée de Nature
En finir avec l’idée de Nature, renouer avec l’éthique et la politique

Ainsi que ces deux livres de Colette Guillaumin disponibles en téléchargement :
Sexe, Race et Pratique du pouvoir – L’idée de Nature
L’idéologie raciste

Yves Bonnardel – La domination adulte (vf / 72min / 2016)

Conférence d’Yves Bonnardel autour de son livre « La domination adulte ». Il y retrace une histoire des luttes des mineurs ainsi qu’une analyse critique des fondements idéologiques et matériels de cette domination structurelle.

La domination adulte est une des manifestations de l’âgisme, qui regroupe les discriminations fondées sur l’âge qui structurent nos sociétés. Les enfants sont réputés particulièrement vulnérables et écopent sous ce prétexte d’un statut, dit « de mineur », qui leur retire l’exercice des droits dont jouissent les majeurs, les adultes. Ce statut entérine en fait diverses formes de sujétions… et partant, de violences. La famille et l’école sont parmi les lieux privilégiés d’exercice de l’ordre adulte. Yves Bonnardel questionne ici l’idée d’enfance elle-même, celles de minorité (versus majorité), de protection de l’enfance et même d’éducation, pour mettre à nu les processus de domination à l’œuvre dans les rapports adultes/enfants. Non, nos sociétés ne sont pas bien-intentionnées envers les enfants !

Ainsi, pour construire un monde qui n’opprime plus les enfants, il propose l’abolition des lois âgistes et, plus généralement, d’en finir avec le statut de mineur et avec la domination adulte.

On peux également lire la préface du livre écrite par Christine Delphy sur son blog.

Guerre de Classe

Lecture et montage sonore réalisée par radio Vosstanie à partir de la brochure du même nom éditée par prole.info.  Une excellente introduction à la question révolutionnaire.

On peut lire ou télécharger la brochure originale sur infokiosques.net.

Télécharger le document (25 min / 24mo)

Nous sommes la classe des travailleurs qui voulons abolir le travail et les classes. Nous sommes la communauté de ceux qui veulent foutre en l’air les communautés existantes. Notre programme politique c’est de détruire la politique. Pour cela, nous devons appuyer les tendances subversives qui existent aujourd’hui, jusqu’à ce qu’elles bouleversent la société de fond en comble. Il y a un temps, c’est ce qu’on appelait la « révolution ».

Alors c’est qui les casseurs ? (vf / 36min / 2016)

Un court documentaire autour de la lutte contre la « Loi travail » au printemps 2016 en France.

Ces derniers mois, un remarquable vent de contestation s’est levé contre la loi travail.
Face à lui, le gouvernement, ses ministres, son président et sa police, ont fait le choix d’une répression politique et policière, d’un niveau rare et multiplié les coups de force afin d’étouffer le mouvement.
La précarisation, la violence sociale et la manipulation médiatique sont tout autant de symptômes qui traduisent le malaise d’une société où le peuple est stratégiquement muselé.

Ce film porte la voix de ceux qui se révoltent, quels qu’ils soient, et surtout de ceux que l’on n’entend jamais, méprisés par le pouvoir, les médias et le discours dominant.