Jack London – Le Talon de Fer

Paru en 1908 aux USA, Le Talon de Fer (The Iron Heel en version originale) est un roman d’anticipation dystopique écrit par Jack London.

Le Talon de fer décrit une révolution socialiste qui serait arrivée entre 1914 et 1918, et analysée par un observateur du XXIVe siècle. L’auteur relate le développement de la classe ouvrière nord-américaine et ses combats contre l’oligarchie capitaliste, à travers le point de vue d’Avis Everhard, jeune fille de famille riche devenue amoureuse d’Ernest, un socialiste qui prend la tête des révoltés. Cette révolution est suivie d’une répression impitoyable, rationnelle et standardisée, permise par les moyens scientifiques avancés des États-Unis de l’époque, et par l’alliance prévisible entre capitalistes et aristocrates du syndicalisme. Il présente la révolution armée comme le remède à la misère sociale atroce provoquée par le capitalisme.

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« Les portes intérieures de ce cul-de-sac étaient fermées et verrouillées. Nous n’avions pas d’issue, car, à ce moment, la tête de colonne nous dépassait. Ce n’était pas une colonne mais une cohue, un torrent déchaîné qui emplissait la rue ; c’était le « peuple d’en bas » affolé par la boisson et la souffrance, rugissant et se ruant enfin pour boire le sang de ses maîtres. »

Jack London – Le peuple de l’abîme

Un reportage réalisé par Jack London dans les quartiers pauvres de Londre, capitale de l’empire britannique d’alors, au tout début du XXe siècle. Un constat accablant que n’éclaire que la révolte de l’auteur.

Le Peuple de l’abîme (The People of the Abyss en version originale) est un livre de Jack London sur la vie dans l’East End de Londres de 1902. Il a écrit ce témoignage de première main après y avoir vécu (y compris le quartier de Whitechapel) pendant plusieurs mois, logeant parfois dans les hospices pour pauvres ou dormant dans la rue. Les conditions de vie qu’il a connues et décrites sont celles qui étaient endurées par les quelque 500 000 Londoniens pauvres de l’époque.

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« Dans une civilisation aussi matérialiste, fondée non pas sur l’individu, mais sur la propriété, il est inévitable que cette dernière soit mieux défendue que la personne humaine, et que les crimes contre la propriété soient stigmatisés de façon plus exemplaire que ceux commis contre l’homme. »

« Comme quelqu’un l’a dit un jour, ils font tout pour les pauvres, sauf les laisser tranquilles. Même l’argent qu’ils donnent pour les enfants des pauvres, ils l’ont arraché aux pauvres. Ils viennent de cette race de bipèdes sans problème et sans scrupules, qui prennent une part sur le salaire de l’ouvrier, et s’autorisent de conseiller les travailleurs sur la meilleure façon d’utiliser ce qui leur reste et qu’ils ne leur ont pas pris. »

La présente édition numérique est hélas dépourvue des photographies prises par London et qui accompagne le texte dans la version originale.


On pourra également lire Dans la dèche à Paris et à Londre que Georges Orwell  écrivit trente ans plus tard pour mesurer la persistance de la misère du prolétariat de l’époque.

George Orwell – Dans la dèche à Paris et à Londres

Dans la dèche à Paris et à Londres (titre original : Down and out in Paris and London) est un livre autobiographique de George Orwell paru en 1933. L’auteur, à travers sa vie de travailleur pauvre et de vagabond, y décrit la misère à Paris et à Londres à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Un témoignage terrible sur la condition des prolétaires européens du début du XXe siècle.

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

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Si vous parlez à un riche n’ayant pas abdiqué toute probité intellectuelle de l’amélioration du sort de la classe ouvrière, vous obtiendrez le plus souvent une réponse du type suivant: « Nous savons bien qu’il n’est pas agréable d’être pauvre ; en fait, il s’agit d’un état si éloigné du nôtre qu’il nous arrive d’éprouver une sorte de délicieux pincement au cœur à l’idée de tout ce que la pauvreté peut avoir de pénible. Mais ne comptez pas sur nous pour faire quoi que ce soit à cet égard. Nous vous plaignons – vous, les classes inférieures – exactement comme nous plaignons un chat victime de la gale, mais nous lutterons de toutes nos forces contre toute amélioration de votre condition. Il nous paraît que vous êtes très bien où vous êtes. L’état des choses présent nous convient et nous n’avons nullement l’intention de vous accorder la liberté, cette liberté ne se traduirait-elle que par une heure de loisir de plus par jour. Ainsi donc, chers frères, puisqu’il faut que vous suiez pour payer nos voyages en Italie, suez bien et fichez nous la paix. »


On pourra également lire Le peuple de l’abîme que Jack London écrivit trente ans plus tôt pour mesurer la persistance de la misère du prolétariat de l’époque.