Debout! Une histoire du mouvement de libération des femmes 1970-1980 (vf / 90min / 1999)

Un documentaire sur l’émergence du Mouvement de Libération des Femmes. Il s’agit d’une bonne première approche de cette histoire.

Occupation féministe du Café Papillon à Genève en 1976

Documentaire de Carole Roussopoulos présentant un volet de l’histoire du mouvement féministe en France et en Suisse des années 70 à 80 à travers les témoignages d’une vingtaine de femmes suisses et françaises ayant participé à la naissance de ce mouvement. Elles en retracent l’histoire, les luttes, les acquis et les soubresauts.

Télécharger le documentaire ici


Deux émissions de radio sur le sujet :
Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968
Naissance et histoire du MLF et du MLAC avec Christine Delphy

Catherine Baker – Pourquoi faudrait-il punir ? Sur l’abolition du système pénal

Livre classique de Catherine Baker sur la critique et l’abolition du système pénal et carcéral.

« Bien des philanthropes, depuis la création de la prison, luttent pour une amélioration du sort des détenus. C’est d’ailleurs la moindre des choses. On peut indéfiniment réformer et reformer ainsi la prison.
On peut aussi vouloir son abolition, sa suppression pure et simple. Comme on a supprimé les tortures de l’arsenal pénal.
Elle est un supplice, au même titre que la goutte d’eau sur le crâne et tous les supplices qui visent l’énervement.
Elle repose sur l’idée qu’elle doit être dégradante et humiliante : au sens le plus littéral du terme, elle se veut une peine infamante.
Les modernes, malgré les concessions au populisme d’aujourd’hui sur le « tout sécuritaire », s’accordent à la trouver archaïque. Mais on peut s’attendre à ce qu’elle soit remplacée par quelque chose de pire.
C’est pourquoi la question essentielle n’est pas celle du comment, mais du pourquoi.
Pourquoi punir ? Pourquoi faudrait-il punir ? »

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :

Livre disponible aux éditions Tahin Party


Un autre livre de Catherine Baker disponible sur le site :
Insoumission à l’école obligatoire

SCUM manifesto (vf / 27min / 1976)

Lecture mise en scène par Carole Roussopoulos d’extraits du texte incendiaire de 1967 « SCUM Manifesto » de Valérie Solanas (1936-1988), qui jouera une influence majeure dans la constitution d’un féminisme radical.

Valerie Solanas

Delphine Seyrig, dans une mise en scène très minimaliste, lit des extraits du pamphlet féministe de Valérie Solanas « SCUM Manifesto » (Society for Cutting Up Men – société pour mettre les hommes en pièces), à l’époque introuvable en France…
En renversant la violence du discours social sur les femmes pour le diriger contre les hommes, Solanas dévoile avec violence la nature de la domination masculine : le patriarcat comme terrorisme.

La brochure intégrale de SCUM Manifesto est disponible ici.

La préface de Christiane Rochefort :

Définition de l’opprimé

Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.
C’est juste un fait. Purement technique.
Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place.
Ce n’est pas son chemin.
Le lui expliquer est sans utilité.
L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.
En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas d’oppression, forcément, mais un fait de nature.
Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.
L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux.
Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail. Etc. Allez donc causer sur ces bases.
C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.
Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.
Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.
Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.
C’est le premier pas réel hors du cercle.
C’est nécessaire.

May Picqueray – May la réfractaire

Autobiographie de May Picqueray, militante anarchiste qui traversa le XXe siècle et ses combats.

Quatrième de couverture :

Disons le tout net, ce livre est tout à la fois passionnant et bouleversant.
Passionnant, parce que May Picqueray (1898-1983) n’aura loupé aucun des grands rendez-vous de l’histoire de 1920 à sa mort.
Dès 1921, en effet, elle envoie un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l’ambassadeur des États-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à la chaise électrique, et malgré leur innocence, de Sacco et Vanzetti. En novembre 1922 elle est mandatée par la Fédération des Métaux de la C.G.T.U. au congrès de l’Internationale syndicale rouge à Moscou où elle ne passe pas inaperçue. Car qui monte sur la table pour dénoncer un congrès en train de se goberger pendant que les ouvriers russes crèvent de faim? Qui ose chanter « Le triomphe de l’anarchie » en fin de repas? Et, qui refuse de serrer la main au généralissime Trotsky à qui elle est pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes? Ensuite, en 1924, elle est encore là pour faire le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes par balles. Pendant la guerre, elle fit, bien évidemment des faux papiers et pris cent mille risques pour… Et puis. Mai 68, le Larzac en 1975, Creys Malville en 1977… Jusqu’au bout!
Bouleversant, parce que rien ne prédisposait une petite bretonne ayant commencé à travailler à 11 ans à rencontrer et cotoyer des Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti…, et autres personnalités du mouvement anarchiste français et international du XXe siècle.
Et tout cela, en se payant le luxe d’une intransigeance de tous les instants, d’un courage à toute épreuve et d’une gentillesse jamais démentie.
Au bout du compte, mais on l’aura aisément compris, ce livre d’une « réfractaire » à toutes les injustices comme à toutes les oppressions est de ceux, rares, qui incitent à ne pas désespérer de l’espèce humaine. Mais, jugez en !

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :


Vous pouvez également regarder sur le site Écoutez May Picqueray, documentaire réalisé peu de temps avant son décès à partir d’entretiens avec elle.

Grace et Volupté Van Van

Grace et Volupté Van Van est un groupe électro-hiphop de « gouines irritables » basé à Toulouse.

Musiques et textes énervés mais aussi bourrés d’humour (noir), Grace et Volupté est un groupe à écouter…

Van Van (2013) Gouines à chien (2015) EP vAnVaN (2018)

Collier de couilles :

Fou à lier :