Un autre futur (vostfr / 205min / 1996)

50 ans après, l’histoire des anarcho-syndicalistes espagnols, qui menèrent une révolution autogestionnaire au coeur de la guerre civile. Ce film est né de la volonté des vieux libertaires espagnols de reconstituer la mémoire collective de leur génération, et de nous en laisser témoignage. Dispersés par l’exil, affaiblis par l’âge, ils ont gardé une étonnante jeunesse lorsqu’il s’est agit de se lancer, une fois encore, dans une aventure commune. A Barcelone en 1936, la révolution qu’ils faisaient, ils l’ont filmée. Aujourd’hui, ils donnent à voir ces images lyriques arrachées au temps et aux persécutions, pour que leur témoignage et leurs vies ne se dissolvent pas dans l’oubli…

Les trois premières parties à visionner en ligne :

Un Autre Futur,  documentaire en 4 parties à télécharger ci dessous :

1/ Je demande la parole : 45mn.
Les origines de la CNT, les raisons de la Révolution Sociale.
2/ Sous le signe libertaire : 52mn.
La révolution Sociale de 1936, La Guerre d’Espagne.
3/ Il n’y a plus de fous : 55mn.
La fin de la Guerre, l’exil.
4/ Contre vents et marées : 55mn.
La seconde Guerre mondiale, la Résistance en France, la libération de Paris,
la Résistance en Espagne, jusqu’à la fin des années 70.

De toda la vida (vf / 54min / 1986)

Documentaire sur la vie de l’organisation anarcha-féministe « Mujeres Libres » (Femmes libres) pendant la révolution espagnole de 1936–39, via les témoignages de celles qui l’ont vécue.

Film documentaire réalisé par Lisa Berger & Carol Mazer.

Pour télécharger le film c’est par là.

mj36

Michael Seidman – Ouvriers contre le travail

Une étude originale sur la résistance au travail dans le monde ouvrier. dans les années 1930 à Barcelone et à Paris.

Michael Seidman montre la continuité de la résistance au travail, en grande partie ignorée ou sous-estimée par les théoriciens et historiens du xxe siècle. Au moment des Fronts populaires, les ouvriers ont persévéré dans leurs pratiques antérieures qui donnaient déjà le caractère extérieur, utilitaire du sens de leur travail : des refus directs et indirects, par l’absentéisme, le coulage de cadence, le vol, la grève, etc.

Au moment où s’est posée la question du contrôle ouvrier – révolutionnaire ou réformiste – du procès de production, les luttes quotidiennes sur le lieu de travail, à Paris et Barcelone, étaient des faits de résistance : « La résistance était aussi un phénomène conjoncturel et cyclique, mais les refus sont restés une part intrinsèque de la culture ouvrière et sont apparus à différentes périodes avec diverses divisions du travail. Pendant les Fronts populaires, les ouvriers se révoltaient contre un ensemble de disciplines, y compris celles imposées par les organisations ouvrières. Les salariés souhaitaient certainement contrôler leurs lieux de travail, mais généralement afin d’y travailler moins. On peut supposer que la façon d’éliminer la résistance n’est pas le contrôle ouvrier sur les moyens de production mais plutôt l’abolition du travail salarié lui-même. »

Il nous est alors possible de voir, dans ces affrontements entre ouvriers et organisations ouvrières, des collectivités barcelonaises aux usines aéronautiques parisiennes, la contradiction interne des mouvements de Front populaire, qu’ils aient été révolutionnaires ou réformistes. L’impossibilité d’un triomphe de la classe du travail, en tant que telle, se manifeste sous sa forme la plus empirique. C’est la faillite d’un programme ouvrier dans ses propres termes, alors sommé de se réaliser dans un moment critique.

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :

Ouvrier contre le travailLe site de l’éditeur en français

Souvenirs de la Guerre d’Espagne

Feuilleton radiophonique tiré du livre Les fils de la nuit en 20 épisodes d’environs 30 minutes. Une précieuse œuvre pour se familiariser avec la période et les luttes qui l’agitèrent. Le livre dont est tiré ces émissions est disponible ici avec une présentation.

(Cliquer sur la jaquette pour télécharger le feuilleuton)

Le livre et le feuilleton radiophonique à été réédité en 2016 par les éditions Libertalia.

———-

Vous pouvez également télécharger dans notre médiathèque les deux travaux suivants réalisés par les Giménologues :

———-

Antoine Gimenez – Les Fils de la Nuit

Un témoignage magnifique sur la révolution et la guerre d’Espagne de 1936 par l’un de ses protagonistes.

Italien d’origine, Antoine Gimenez, de son vrai nom Bruno Salvadori (1910-1982), a participé à la guerre d’Espagne dans les rangs de la colonne Durruti. Réfugié à Marseille après la guerre, il rédigea ses Souvenirs de la guerre d’Espagne entre 1974 et 1976 puis les confia peu avant sa mort à ses amis anarchistes. En 2007 Les Giménologues publièrent avec les éditions L’Insomniaque son texte augmenté de nombreuses notes et notices biographiques sous le titre Les Fils de la Nuit.

Le récit à la première personne que fait Antoine Gimenez de la guerre d’Espagne permet de voir cette période historique et ses enjeux à travers le regard d’un de ses protagonistes anonymes. Les très – peut-être trop ? – nombreuses notes confectionnées par les Giménologues permettent de contextualiser le récit en faisant appel à de nombreux autres témoignages de révolutionnaires ainsi qu’aux travaux des historiens sur ces événements qui furent le prélude à ce qui sera nommé seconde guerre mondiale.

Cliquer sur la couverture pour accéder au fichier du livre :

couv_fils

Le livre à été réédité en 2016 par les éditions Libertalia.

———-

Vous pouvez également télécharger dans notre médiathèque les deux travaux suivants réalisés par les Giménologues :