L’anarchisme à Cuba

Ce livre de Frank Fernàndez retrace l’histoire méconnue de l’anarchisme à Cuba ainsi que du rôle qu’ont joué les anarchiste dans la « révolution » cubaine.

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Bien qu’on sache souvent que, dans nombre de pays d’Amérique latine, les premières organisations ouvrières furent d’inspiration anarchiste, la prédominance, jusqu’à une époque encore récente, du marxisme-léninisme a rejeté dans un oubli à peu près total l’existence de ces mouvements ouvriers libertaires présents dans tous les pays latino-américains, de l’Argentine à Cuba. C’est pour tenter de remédier en partie à l’injustice faite à la mémoire de plusieurs générations de militants et de propagandistes que nous avons décidé de publier la version française du livre de Frank Fernàndez sur l’histoire de l’anarchisme cubain. Dans le seul ouvrage consacré entièrement à ce sujet, les lecteurs pourront découvrir les noms de ses principaux porte-parole, depuis Enrique Roig San Martin, mort en 1889, jusqu’à Marcelo Salinas (disparu en 1987) et ses amis du MLCE, le Mouvement libertaire cubain en exil, en passant par l’anarcho-syndicaliste Alfredo Lopez, assassiné en 1926 par les séides de Gerardo Machado, un des nombreux dictateurs qui ont sévi (et continuent de sévir) sur l’île. Et, lisant le présent ouvrage, signé par un opposant de longue date au régime actuel, les lecteurs sauront ce que fut la contribution des libertaires cubains au combat pour une société de gens libres et égaux, depuis l’époque coloniale jusqu’à l’instauration du régime autoritaire de Fidel Castro. Nous avons souhaité compléter l’ouvrage de Frank Fernàndez avec le témoignage livré par l’anarcho-syndicaliste allemand Augustin Souchy au terme d’une enquête menée, dès 1960 et à la demande même des nouvelles autorités, sur le sens des premières réalisations et des projets du régime castriste. Cette enquête, mise au pilon par le régime, n’avait jamais été publiée en entier dans notre pays. Elle permettra à coup sûr de mieux comprendre l’attitude du mouvement libertaire cubain devant une « révolution » qui enthousiasma longtemps les progressistes du monde entier, y compris dans le camp libertaire.

Conquérir notre autonomie

Version écrite et brochure du texte disponible sur le site de l’auteur.

On bétonne, la planète surchauffe, les écosystème sont exterminés. Nos conditions de vies sont de plus en plus fragiles, et tout espoir d’amélioration a disparu.On ne revendique plus le maintien de l’emploi mais des indemnités, on ne revendique rien mais on se révolte contre tout ce qui fait nos conditions d’existence. Quel sens peut avoir une grève corporatiste quand on sait que l’on aura 36 taffs différents dans une vie ?

Alors comment construire la société de demain ? Dans cet effondrement, ce documentaire critique présente les moyens théoriques et pratique de construire une société égalitaire et libertaire, de conquérir notre autonomie. Différentes pensées critique sont abordées pour construire une stratégie efficace, pour que le vivant se déploie face au système marchand dans sa totalité. Il nous faut maintenant réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrances.

Indomptables – une histoire de femmes libres (vostfr / 62min /2011)

En plein mois de Mai 1936, naît le premier numéro de la revue « Mujeres Libres ». Un an plus tard, en Août 1937, le premier congrès de la Fédération Nationale des Femmes Libres se déroule à Valence. Cette organisation féministe d’obédience anarchiste voulait que les femmes se libèrent elles-mêmes du cruel esclavage de l’ignorance.
Oubliée même par leurs propres camarades, « Mujeres Libres » compta jusqu’à 20 000 adhérentes. Le tourbillon de la guerre les empêcha de développer leur programme en « paix », mais rien ni personne ne put empêcher que germe la graine qu’elles portaient au plus profond d’elles-mêmes.
Ce travail cherche à sortir ces femmes de l’oubli, à dénoncer l’invisibilité à laquelle sont soumises, non seulement Mujeres Libres, mais aussi les femmes et les groupes de femmes qui, par cohérence, mènent jusqu’au bout leur dissidence et restent à la marge de structures préétablies. »

Nunatak

Revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes.

Nous habitons la montagne. Pour certains c’est un choix, pour d’autres un exil, un refuge, une prison. Nous l’habitons par désir ou par la force des choses, et nous posons la question de comment habiter cet espace. L’habiter réellement, ne pas nous contenter de notre position de consommateur perpétuel, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l’autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…

Nous nous sommes réunis autour de l’envie de faire écho à la revue italienne Nunatak, revue d’histoires, de cultures, et de luttes des montagnes, s’inspirant de celle-ci pour une publication française. Nous ne cherchons pas à la reproduire à l’identique, mais à imaginer une forme similaire en résonance avec nos propres vécus.

Numéro 0 (octobre 2016) :

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Numéro 1 (avril 2017) :

(cliquer sur la couverture pour télécharger la revue)

Versions papiers disponibles dans l’infokiosque du Symbiote.

Le site web de Nunatak

Yves Bonnardel – La domination adulte (vf / 72min / 2016)

Conférence d’Yves Bonnardel autour de son livre « La domination adulte ». Il y retrace une histoire des luttes des mineurs ainsi qu’une analyse critique des fondements idéologiques et matériels de cette domination structurelle.

La domination adulte est une des manifestations de l’âgisme, qui regroupe les discriminations fondées sur l’âge qui structurent nos sociétés. Les enfants sont réputés particulièrement vulnérables et écopent sous ce prétexte d’un statut, dit « de mineur », qui leur retire l’exercice des droits dont jouissent les majeurs, les adultes. Ce statut entérine en fait diverses formes de sujétions… et partant, de violences. La famille et l’école sont parmi les lieux privilégiés d’exercice de l’ordre adulte. Yves Bonnardel questionne ici l’idée d’enfance elle-même, celles de minorité (versus majorité), de protection de l’enfance et même d’éducation, pour mettre à nu les processus de domination à l’œuvre dans les rapports adultes/enfants. Non, nos sociétés ne sont pas bien-intentionnées envers les enfants !

Ainsi, pour construire un monde qui n’opprime plus les enfants, il propose l’abolition des lois âgistes et, plus généralement, d’en finir avec le statut de mineur et avec la domination adulte.

On peux également lire la préface du livre écrite par Christine Delphy sur son blog.