Tuer le serpent noir (vostfr / 30min. / 2017)

Documentaire réalisé par Submedia sur les luttes environnementales et des communautés autochtones contre l’implantation actuelle de pipelines pétrolifères en amérique du nord. Les enjeux de pouvoir au sein des luttes et la question de la diversités des tactiques y est abordé frontalement, ce qui peut constituer une source de réflexions pertinentes pour penser nos luttes.

 

IWW Rebel Voices

Les Industrial Workers of the World (IWW), un syndicat révolutionnaire international créé en 1905 aux États-Unis, particulièrement actif au début du XXe siècle. Leurs chansons étaient un élément important de la propagation des idées révolutionnaires de l’époque.

Le préambule de la Constitution des IWW déclare : La classe ouvrière et la classe patronale n’ont rien en commun. Il ne peut y avoir de paix tant que la faim et le besoin touchent des millions de travailleurs et que les quelques privilégiés, qui forment la classe patronale, jouissent de toutes les bonnes choses de la vie. La lutte entre ces deux classes doit se poursuivre jusqu’à ce que les travailleurs du monde, en tant que classe, prennent possession des moyens de production, abolissent le salariat, et vivent en harmonie avec la Terre… En lieu et place du slogan conservateur, « Un salaire journalier honnête pour une journée de travail honnête », nous devons inscrire sur notre bannière le slogan révolutionnaire, « Abolition du salariat ». C’est la mission historique de la classe laborieuse d’en finir avec le capitalisme.

IWW Rebel Voices (1991)

Liste des pistes :
01 Preamble to the IWW Constitution – Utah Phillips
02 The Organizer (Cahill) – Jeff Cahill & Mark Ross
03 Little Red Hen (Malvina Reynolds) – Faith Petric
04 Which Side Are You On (Florence Reese) – Bob Bovee
05 The Two Bums (IWW) – Utah Phillips
06 Banks of Marble (Les Rice) – Fred Holstein
07 Put it on the Ground (Ray Glaser, Bill Wolff) – Marion Wade
08 The Popular Wobbly (T Bone Slim) – Eric Glatz
09 Song of the Rail (adopted from a poem by Ralph Chaplin, music by mark Ross) – Mark Ross
10 Hold the Fort (traditional; arranged by the IWW) – Bruce Brackney
11 We Have Fed You All for a Thousand Years (unknown) – Bruce Brackney
12 Ain’t Done Nothing If You Ain’t Been Called a Red (Elliot Keenan) – Faith Petric & Mark Ross
13 Hallelujah I’m a Bum (Haywire Mac) – Bob Bovee
14 The Boss (Wobbly Doxology) – Utah Phillips
15 The Preacher & The Slave (Long Haired Preachers) (Joe Hill) – Jeff Cahill, Mark Ross, and Robin Oye
16 Mysteries of a Hobo’s Life (T-Bone Slim) – Mark Ross
17 Stung Right (Joe Hill) – Fred Holstein
18 Joe Hill’s Last Will (Joe Hill) – Kathy Taylor & Robin Oye
19 Mr. Block (Joe Hill) – Utah Phillips & Mark Ross
20 Power in the Union (Joe Hill) – Everybody

Ni Dieu ni Maitre – Une histoire de l’anarchisme (vf / 140min / 2015)

Malgré des interprétations parfois très orientés auxquelles nous ne souscrivons pas ainsi que quelques petites erreurs factuelles, un excellent documentaire pour s’initier à l’histoire du mouvement anarchiste entre les années 1840 et 1940.

Télécharger le documentaire.

END:CIV (vostfr / 76min / 2011)

Bien que nous ne partagions pas toutes les analyses de Derrick Jensen autour desquelles est articulé ce film, celui-ci fait les constats qui s’imposent quant à l’étendue des ravages que le capitalisme a déjà infligé à notre écosystème. Les questions qu’il aborde – les violences systémiques sur lesquelles reposent nos sociétés, l’émergence du « capitalisme vert » (et le « green washing » qui l’accompagne), la trahison des organisations écologistes, mais surtout celle de nos propres actions face au désastre – sont de première importance pour qui se soucie du devenir des habitants de cette planète.

End:Civ examine la dépendance de notre culture envers la violence systémique et l’exploitation environnementale, et enquête sur l’épidémie de sites empoisonnés et de nations en état de choc en résultant. Basé en partie sur Endgame, le livre au succès retentissant écrit par Derrick Jensen, End:Civ pose la question : « Si ton pays se faisait envahir par des extraterrestres qui coupent des forêts, qui empoisonnent l’eau et l’air et contaminent les réserves de nourriture, résisterais-tu? »

Les causes profondes des effondrements de civilisations sont habituellement la sur-utilisation des ressources. Alors que nous écrivons ces mots, le monde agonise en raison d’un chaos économique, du pic pétrolier, du changement climatique, de la dégradation de l’environnement et de l’agitation politique. Tous les jours, les Unes nous parlent d’histoires de scandales et de trahison de la confiance du peuple. Nous n’avons même pas à exiger avec indignation la fin du système mondial actuel : il semble déjà se désagréger.

Cependant, des actes de courage, de compassion et d’altruisme abondent, même dans les endroits les plus affectés. En documentant d’une part, la résistance de ceux et celles qui sont le plus touché-e-s par la guerre et la répression, et d’autre part, l’héroïsme de ceux et celles qui vont de l’avant pour confronter la crise la tête haute, End:Civ présente une piste pour sortir de cette folie dévorante et aller vers un avenir plus sain.

End:Civ présente des entrevues avec Paul Watson, Waziyatawin, Gord Hill, Michael Becker, Peter Gelderloos, Lierre Keith, James Howard Kunstler, Stephanie McMillan, Qwatsinas, Rod Coronado, et John Zerzan, entre autres.

Les Diggers de San Francisco (vostfr / 84min / 1998)

Le film documentaire, Les Diggers de San Francisco, de Céline Deransart et Alice Gaillard, tourné au cours des années 1990 et diffusé en 1998, est une évocation d’un collectif artistique militant et anarchiste qui choisit son nom en référence aux « Diggers » anglais, ces paysans du XVIIe siècle, menés par Gerrard Winstanley qui avaient repris les terres seigneuriales pour les cultiver en commun. Les Diggers de San Franciso, issus de la San Francisco Mime Troup qui, dans son théâtre de rue subversif, mettait en scène son arrestation par la police, sont actifs entre 1966 et la fin des années 60 dans le quartier Haight Ashbury en pleine vague « flower power » et « peace and love » à l’époque où enfle la contestation contre la guerre du Vietnam et la révolte noire des « blacks panthers ».
S’ils partagent avec les hippies le goût des expérimentations psychédéliques, les diggers déplorent leur manque de conscience politique et sociale. Pour y remédier, les diggers veulent – selon leurs termes – créer un théâtre qui décrirait une société libre et gratuite en espérant ainsi éveiller les consciences et provoquer le mouvement social qui transformera cette fiction en réalité. « C’est gratuit parce que c’est à vous. » Leur théâtre libre qui met en scène dans la rue « l’enterrement de l’argent » est complété par des brochures de propagandes poétiques et par des distributions de repas gratuits, selon des modes d’action qui inspireront le mouvement « Food not Bombs ». Puis viennent les magasins gratuits qui complètent la réalisation d’une « philosophie du free », dont l’objectif avoué est de briser les chaînes de la nécessité capitaliste.

Notre humanité est une dignité à conquérir. C’est l’affaire de tous, et tous, c’est chacun. Nous ne voulons plus d’une société basée sur le travail et la production. Nous ne voulons pas non plus d’une société d’assistance. Nous voulons une société fondée sur l’entraide et l’autogestion. A nous de reprendre en main notre vie individuelle et collective. A nous de nous réapproprier les moyens matériels que les possesseurs des pouvoirs politiques, financiers et médiatiques nous ont volés : reprenons tout ! Notre désir est libre, la vie est gratuite, vivons nos rêves, soyons ce que nous sommes. Nous sommes vivants !

Tract des Diggers