Nestor Makhno – paysan d’Ukraine (vostfr / 60min / 1996)

Documentaire d’Hélène Chatelain sur Nestor Makhno, paysan anarchiste qui fonda l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle d’ukraine en 1917 et finira sa vie en France comme ouvrier dans l’usine Renault de Boulogne-Billancourt sans jamais renoncer à son idéal révolutionnaire.

Anarchiste et communiste, une conjonction de deux termes impensable en Union soviétique. Pourtant, c’est bien ce que Nestor Makhno revendiqua en Ukraine au début du siècle. Sur un rythme haletant, Hélène Chatelain reconstitue sa vie à partir de ses écrits, de films de propagande soviétique, de réactions d’ouvriers aujourd’hui et de la mémoire qu’il a laissée dans le cœur des siens à Gouliaïpolié. Entre la Révolution de 1917 et 1921, Makhno est l’initiateur en Ukraine des premières communes. Il partage certaines aspirations communistes, néanmoins son pouvoir local et son refus de la violence et des nouvelles directives ne peuvent que faire ombrage aux soviets émergeants. Lénine tente une médiation avec Makhno pour le ramener dans le giron bolchévique, mais celui-ci résiste. La légende construite par la propagande soviétique en fait un anarchiste-bandit-antisémite contre-révolutionnaire ; pour ceux de Gouliaïpolié, il défend au contraire la liberté et les pauvres, et les journaux makhnovistes montre qu’il a aussi défendu les Juifs … « Prolétaires du monde entier, allez au fond de votre âme et là seulement vous trouverez la vérité. »


Voir également le livre Nestor Makhno – La lutte contre l’État (et autres écrits)

Tintin – Vive la révolution !

Vive la révolution, en anglais Breaking free, est une œuvre d’agitation révolutionnaire, publiée pour la première fois en 1988. Elle aborde tant la question de l’exploitation que le racisme, le sexisme, l’embourgeoisement des quartiers ouvriers… Une bande-dessinée pour les petits et les grands !

Cliquer sur la couverture pour accéder au fichier pdf du livre :

Tintin n’est plus journaliste, mais chômeur ! Et avec ses camarades, il se bat contre toutes formes de pouvoir, d’autorité et de répression. Il est revenu pour mettre le vieux monde à genoux, dans de nouvelles aventures pleines d’action, de suspens, de joie, de tristesse et d’amour !

Voyage dans les Milieux Libres de la France à Tahiti

Entretien radiophonique avec Céline Beaudet réalisée par Radio Zinzine. Après une présentation des Milieux Libres en France, ce sont les expériences outre-mer qui sont abordées par l’auteure de Milieux libres – Vivre en anarchiste à la Belle Époque en France.

A la fin du 19° siècle et au début 20°, impulsées par des anarchistes, des expériences dites de Milieux Libres, voient le jour en Europe et parfois même à l’autre bout du monde, afin de vivre en « anarchie », de vivre en « camaraderie », comme il se dit à l’époque.

Pour télécharger l’émission faire un « clique-droit » > « enregistrer sous » sur ce lien.


Pour aller plus loin

Le livre :
Milieux libres – Vivre en anarchiste à la Belle Époque en France

Deux brochures :
Milieux libres en France (1890-1914)
Louis Rimbault et « Terre Libérée », 1923-1949


Céline Beaudet – Milieux libres

Dans ce livre sous-titré « Vivre en anarchiste à la Belle Époque en France », Céline Beaudet raconte l’histoire des expériences communautaires anarchistes du début du XXe siècle.

Cliquer sur la couverture pour télécharger le livre numérisé :

A la fin du XIXe siècle, les anarchistes se lancèrent à l’assaut du Vieux Monde. Poignard, revolver, bombe…, tout était bon pour zigouiller les rois, les patrons, les militaires, les juges, les flics, les curés… L’objectif était de « terroriser » les puissants et d’insuffler l’esprit de révolte aux petites gens. Ce fut un fiasco total !
Comprenant que la révolution sociale c’était aussi une longue marche d’organisation et d’exemplarité, les anarchistes se retroussèrent alors les manches. La plupart mirent sur pied des Bourses du Travail et construisirent un syndicalisme révolutionnaire (via la CGT) prônant le sabotage (à mauvaise paye, mauvais travail) et la grève générale insurrectionnelle et gestionnaire (les ouvriers s’emparent des usines et les font tourner au profit du peuple).
D’autres, parfois les mêmes, afin de démontrer ce qu’il pouvait en être de la société future, enfilèrent le bleu de chauffe d’expériences en tous genres, en espérant en sortir drapés des habits de lumière de l’exemplarité. Et c’est ainsi, qu’au début du XXe siècle, en France, à la Belle Époque, les anarchistes créèrent des centaines de Milieux Libres. Ici, il s’agissait de communautés de vie. Là, de coopératives ouvrières de production et de consommation. Ailleurs, d’expériences naturistes, végétariennes, d’amour libre… Ailleurs, encore, d’écoles libertaires, d’éducation intégrale (physique, manuelle, intellectuelle), de contraception… Ce livre nous brosse un panorama de cette volonté de changer les choses et la vie, tout de suite, ici et maintenant.


Pour aller plus loin

Un entretient audio avec l’auteure :
Voyage dans les Milieux Libres de la France à Tahiti

Deux brochures :
Milieux libres en France (1890-1914)
Louis Rimbault et « Terre Libérée », 1923-1949


 

La Patagonie rebelle (vostfr / 107min / 1974)

Film historique réalisé en 1974 par Héctor Olivera à partir du livre « Los vengadores de la Patagonia trágica » de Osvaldo Bayer publié en français aux éditions ACL.

Buenos Aires, janvier 1923. Un inconnu (dans les faits l’anarchiste Kurt Wilckens) assassine le lieutenant-colonel Zavala (en réalité Héctor Benigno Varela).
Trois ans plus tôt, en réponse à l’exploitation patronale, les anarchosyndicalistes de la Société Ouvrière de Río Gallegos, dont le secrétaire général est le galicien Antonio Soto, votent à l’unanimité la grève du personnel hôtelier de la province. C’est un succès et les camarades décident de transformer le mouvement en grève générale : les travailleurs ruraux de la province (production lainière), particulièrement, sont exploités dans les estancias pour un salaire dérisoire, d’autant plus s’ils sont Chiliens. Les grands propriétaires et la bourgeoisie locale prennent peur face à ce mouvement qui pourrait suivre l’exemple de la Révolution russe, d’autant que la majorité des leaders sont européens. Ils refusent les revendications des travailleurs, le gouverneur local souhaite une réponse féroce et la police, sous les ordres du commissaire zélé Micheri, procède à des arrestations arbitraires, ce qui ne fait qu’intensifier la rébellion. Le gouvernement progressiste d’Hipólito Yrigoyen aimerait une solution pacifiste, et envoie depuis Buenos Aires le lieutenant-colonel Zavala afin de négocier avec patrons et travailleurs.

Le regarder en ligne :

Pour accéder au lien de téléchargement, cliquer sur l’affiche :


A écouter :
Canciones de los Obreros Anarquistas Argentinos (1901-1936)