« Le sexe de la mondialisation » avec Jules Falquet

Une émission réalisée par Le complot des cagoles à partir d’une conférence de Jules Falquet sur les liens entre mondialisation capitaliste, mouvements migratoires et patriarcat.

Jules Falquet

Jules Falquet n’est pas qu’universitaire, elle est aussi une lesbienne qui voyage beaucoup pour écouter et épauler les femmes de plusieurs continents. C’est de là qu’elle parle quand elle raconte et analyse l’économie mondialisée, les migrations, les conflits armés, les mouvements révolutionnaires, l’ONU ou les groupes féministes autonomes et institutionnels.
Sa pensée décolonisante bouscule ; par exemple quand elle interroge la manière dont l’émancipation (partielle) des femmes du nord se fait grâce l’exploitation des services domestiques fournis par les femmes des pays du sud sans qu’on s’en rende compte – par exemple pour la fabrication de plats cuisinés surgelés ou de bébés prêts à l’emploi- au lieu de passer par un réel partage des tâches hommes/femmes. Ou encore comment la relation de l’occident à ses « orients » est liée à « l’altérisation » de leurs contrats de genre : les hommes de couleurs traitent nécessairement « mal » les femmes de couleur selon les hommes blancs.
Délaissant l’idée que les hommes appauvris se « défouleraient » sur leurs femmes, elle dit que plus le rôle économique et politique des femmes devient important, plus les médias dominants tendent à imposer une image extrêmement réductrice des femmes, les présentent comme des êtres purement frivoles et sexuels.
La recrudescence de la violence contre les femmes n’est pas un dommage collatéral de la mondialisation capitaliste mais un de ses piliers.
Dans cette discussion qui a eu lieu a Marseille, comme dans les ouvrages qu’elle construit seule ou en collectifs, les gros concepts d’anti-capitalisme et anti-patriarcat ont des visages, des mains, des voix et des histoires.

Écouter l’émission :

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Hereda : 6 films documentaires DIY (vf / 285min / 2017)

Une série documentaire réalisée au milieu des années 2010 tentant de faire un petit panorama du mouvement anarchiste et antiautoritaire autonome en France.

« 6 films qui regroupent des témoignages de vécus collectifs, dont le lien se situe dans les dynamiques anarchistes actuelles. Une histoire d’un an de rencontres où nous avons pu partager nos choix et expériences de luttes, mais aussi nos déceptions. Ça cause de luttes sociales, de féminisme, de luttes trans, d’autonomie, de squat, de punk… »

Hedera – épisode 1 : Croisement de luttes (48min)

En ce qui concerne la première partie, nous présentons différentes manières de lutter et de réagir, en posant des constats de départ, pourquoi des initiatives se mettent en place et en réponse à quoi.
Comment des personnes saisissent la réalité et qu’est ce qu’elles portent politiquement (antifascisme, féminisme, squat, centre social autogéré, mouvement social…).

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Hedera – épisode 2 :Tous ces murs autour de nous​ (39min)

Dans la deuxième partie, nous essayons de creuser certaines luttes et quelques tenants et aboutissants qui les caractérisent : gentrification, frontières et systèmes carcéral; des luttes qui s’enserrent et se mêlent. Nous essayons de comprendre et de voir les liens qui les unissent.
Mais aussi, quels espaces / brèches pouvons nous ouvrir et quels espoirs pouvons nous y insérer.

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Hedera – épisode 3 : Rendre possible nos initiatives​ (50min)

Dans cette partie, il y a l’idée de montrer les choix et l’évolution de différents collectifs.
Les modes d’organisation, les perspectives et les réalités sont différentes mais décrivent des parcours et des fonctionnement qui ont un sens. Ils montrent une adaptation, une envie de s’inscrire dans le temps, d’aller plus loin dans les luttes respectives.

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Hedera – épisode 4 : En longeant les failles​ (51min)

Dans cette quatrième partie, nous partons du collectif qui peut donner des envies et de la force, qui constitue également un socle pour ce que nous vivons au quotidien.
Mais nous sommes aussi dans l’analyse des difficultés et des souffrances qui en découlent, en lien avec les collectifs politiques et la vie à plusieurs.
Au delà des échecs et des doutes, nous essayons de donner aux voix discordantes.

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Hedera – épisode 5 : Pas à pas, pour aller plus loin​ (42min)

Cette partie évoque ce qui consolide et renforce nos luttes. Comment nous avons su créer des outils, des structures, qui nous donnent des moyens, qui renforcent (non-mixité, auto-organisation, modèles anti-autoritaires…)
Et puis, il y a aussi la projection, ce que nous anticipons.
Comment nous pourrions imaginer ce qui nous permet de continuer, de ne pas abandonner, au prix parfois de désaccords et de visibilisation des conflits.

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Hedera – épisode 6 : On va bien finir par se croiser​ (53min)

Parce que nous ne pouvons pas conclure, que nous construisons la suite chaque jour, que nous voulons changer à peu près tout ce qui se trouve autour de nous.
Nous essayons d’exister et de faire exister ce que nous voulons aujourd’hui. Parfois en se sentant seulE, parfois en étant à contre courant. Mais surtout en essayant de nous inspirer, d’apprendre du passé et de développer des liens et de la solidarité, malgré les conflits, les distances et le temps qui passe.

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Colette Guillaumin – Sexe, Race et Pratique du pouvoir

Paru initialement en 1992, Sexe, « Race et Pratique du pouvoir », sous titré « L’idée de Nature » est un livre théorique majeur dans l’analyse matérialiste de deux systèmes de domination : le racisme et le sexisme. La portée critique des notions qui y sont développées est toujours d’une grande importance, bien au delà de ses sujets initiaux.

Rassemblant des essais et des articles écrits entre 1978 et 1992, ce livre précurseur analyse les rapports de domination en démontrant que leurs formes matérielles sont inextricablement liées à leurs formes idéelles à la manière dont la pensée scientifique ou théorique, le « sens commun » et l’idéologie les valident ou les justifient. Le servage, l’esclavage et ce que, la première, Colette Guillaumin a nommé sexage, reposent sur une appropriation rendue possible par l’établissement de catégories prétendument naturelles qui font des dominé·es « des choses dans la pensée elle-même ».

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :

Le livre à été réédité par les éditions iXe


A lire également de Colette Guillaumin :
« Je sais bien mais quand même » ou les avatars de la notion « race »
L’idéologie raciste

Qu’est-ce que l’action directe ? (vostfr / 5min / 2017)

Une courte vidéo didactique réalisée par les camarades canadiens de SubMedia.

L’action directe est une notion qui est souvent utilisée pour décrire les tactiques anarchistes…. et à juste titre, car c’est l’un des principaux moyens par lesquels les anarchistes mettent en pratique leurs valeurs d’autonomie, d’auto-organisation et d’entraide. Alors… qu’est-ce que c’est exactement?

Télécharger la vidéo ici.