À bas les restaurants (vf / 54min / 2018)

Vidéo réalisée par Guillaume Deloison à partir de la brochure graphique « À bas les restaurants : une critique d’un travailleur de l’industrie de la restauration » de proles.info. Une critique radicale de l’industrie de la restauration et au delà du travail et du capitalisme.

« Y’en a marre ! Ce sera le dernier client chiant. Le dernier connard de gérant. La dernière engueulade avec un collègue. Le dernier plat puant de moules. La dernière fois que tu te brûles ou te coupes parce que tu es dans le speed. La dernière fois que tu te promets que tu donnes ta démission demain et que tu te retrouves à promettre la même chose, deux semaines plus tard. Un restaurant est un endroit misérable. »

« Notre lutte n’est pas contre le geste de couper des légumes, de laver la vaisselle, de verser de la bière ni même de servir de la nourriture à d’autres personnes. Elle est contre la façon dont tous ces actes se rassemblent dans un restaurant, séparés d’autres actes, pour faire partie de l’économie et faire croître le capital. Le point de départ et de fin de ce processus est une société de capitalistes et de personnes obligées de travailler pour eux. Nous voulons une fin à cela. Les luttes des travailleurs de restaurant visent ultimement à créer un monde sans restaurants et sans travailleurs. »

Il s’agit d’une version abrégée du texte d’origine, pour le lire en entier c’est par là :
Brochure originale

L’émergence du capitalisme en Angleterre

Une émission réalisée par Sortir du capitalisme sur l’émergence du capitalisme en Angleterre.

Loin d’être l’aboutissement nécessaire d’une tendance naturelle de l’espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l’Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l’émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l’histoire des sociétés humaines. C’est d’abord en Angleterre qu’un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié – avec Armand Paris.

Avec une critique de l’historiographie libérale, contre-révolutionnaire et marxiste, et une comparaison de l’économie d’Ancien Régime et du capitalisme anglais et une histoire de l’émergence du capitalisme anglais, des spécificités du féodalisme anglais, des enclosures, de l’essor du capitalisme agraire et des guerres civiles anglaises, à partir de L’origine du capitalisme d’Ellen Meiksins Wood.

Écouter l’émission :

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Qu’est-ce que la violence ? (vostfr / 9min / 2019)

Une courte vidéo didactique réalisée par les camarades canadiens de SubMedia.

Nos sociétés dépendent fortement de la violence pour fonctionner. Alors que les États tenteront de détenir le monopole de la violence et trouveront constamment de nouvelles façons de légitimer leur usage de la force, les personnes qui luttent contre la domination peuvent également utiliser la violence pour affronter les systèmes hiérarchiques qui les oppriment. Alors que les débats sur la violence et les tactiques semblent raviver chaque fois que quelqu’un décide de riposter, la nécessité d’attaques physiques contre le pouvoir ne peut être ignorée. Alors, qu’est-ce que la violence exactement et comment fonctionne-t-elle dans le monde?

Télécharger la vidéo ici.

Qu’est-ce que la propriété ? (vostfr / 8min / 2019)

Une courte vidéo didactique réalisée par les camarades canadiens de SubMedia.

Toutes les structures de pouvoir sont enracinées dans l’idéologie. Une croyance partagée en cette idéologie est ce qui maintient les structures du pouvoir en place. Sous le capitalisme, l’édifice du contrôle social est construit sur l’illusion collective de la propriété privée et le caractère sacré du soi-disant «marché libre». Toute décision prise pour remettre en cause cette logique provoquera donc un recul des pom-pom girls endoctrinées du système et attirera certainement l’attention des fonctionnaires répressifs et récupérateurs de l’État. Mais comme le dit le dicton … on ne fait pas d’omelette sans casser quelques œufs. Et vous ne pouvez certainement pas renverser le capitalisme sans remettre en cause la propriété.

Alors … qu’est-ce que la propriété, de toute façon? Et pourquoi les anarchistes sont contre son existence?

Naissance et histoire du MLF et du MLAC avec Christine Delphy

Dans cette période de renouveau des luttes anti-patriarcales, une histoire des luttes des femmes des années 1968 – avec Christine Delphy, sociologue, co-fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes, réalisée par Sortir du capitalisme.

Christine Delphy, sociologue, théoricienne critique de l’oppression et de l’exploitation des femmes, co-fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), nous raconte l’histoire du Mouvement de Libération des Femmes : l’histoire du groupe « Féminin, Masculin, Avenir » puis « Féminisme, Marxisme, Action », l’importance de la non-mixité féministe, la lutte interne avec Antoinette Fouque et les féministes différencialistes, la manifestation du 26 août 1970, ses slogans (« Un homme sur deux est une femme » et « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme ») et sa répression, les différentes tendances du MLF dont celle « lutte-de-classes » d’Eliane Viennot (LCR), l’essor du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement (MLA) en 1971 et sa transformation en MLAC – véritable instigateur de la loi de 1974-75 légalisant l’avortement et la contraception –, le Manifeste des 343, les manifestations pour l’avortement libre, l’organisation de l’avortement illégal (qui auparavant faisait des dizaines de milliers de morts annuellement), et surtout l’incroyable transformation subjective de ces milliers de femmes ayant participé aux luttes des femmes des années 1968.

Écouter l’émission :

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