Plogoff, des pierres contre des fusils (vf / 92min / 1980)

Un documentaire réalisé pendant la lutte par Nicole Le Garrec.

Plogoff, février 1980. Toute une population refuse l’installation d’une centrale nucléaire à deux pas de la Pointe du Raz, en Bretagne. Six semaines de luttes quotidiennes menées par les femmes, les enfants, les pêcheurs, les paysans de cette terre finistérienne, désireux de conserver leur âme. Six semaines de drames et de joies, de violences et de tendresse: le témoignage d’une lutte devenue historique.

La bande annonce :

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Le dossier Plogoff (vf / 50min / 1980)

Un documentaire pour se souvenir que l’implantation du nucléaire en France se fit à coup de flics et de militaires contre la population comme aujourd’hui le sont les « grand projets » industriels qu’il s’agisse de barrages, d’aéroports, d’héoliennes et autres infrastructures au service du dévellopement capitaliste.

Fin des années 1970 après Jésus-Christ. Toute la Gaule est mise au pas de la suprématie de l’énergie nucléaire et de son monde. Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles bretons.nes résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de gardes mobiles des camps retranchés alentour. Ainsi, sans potion magique mais avec pierres, cris et recours administratifs, les habitants de Plogoff défient consciencieusement l’État Français. Dans Le dossier Plogoff, réalisé par François Jacquemain en 1980 et dépoussiéré par Synaps Collectif Audiovisuel en 2017, leurs gestes et leurs mots enjambent quelques décennies pour venir nous offrir une indispensable caisse de résonance aux luttes actuelles contre tous les saccages environnementaux. Ceux-là même qui, à Plogoff hier et ailleurs aujourd’hui, sont servis sur leur lit d’exactions diverses et perpétrés avec ferveur par les États et leurs fidèles nervis, comme autant d’offrandes au Dieu croissance.

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En 1974, l’État français décide d’implanter une centrale nucléaire de 5 200 mégawatts, en Bretagne, sur les communes de Plogoff, Primelin, Goulien et Cleden, à la Pointe du Raz. Les habitants s’y opposent et créent le premier comité régional d’information sur le nucléaire. Juin 1976, Ils se mobilisent et construisent des barrages pour empêcher les techniciens de l’EDF de faire des sondages géologiques. Fin 1978, les élus du Conseil régional et du Conseil général du Finistère optent pour le site de Plogoff. Août 1979 , les habitants de Plogoff construisent une bergerie sur les terres convoitées. Février 1980, c’est le début d’une enquête d’utilité publique. Des mairies annexes sont installées dans les quatre communes. Les dossiers pour l’enquête sont brûlés devant la mairie de Plogoff. Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1980, gardes mobiles et engins blindés investissent le village. Pendant quarante-cinq jours, la population continue à manifester, sous des formes multiples, son opposition à cette occupation policière et à l’implantation de la centrale. Ce reportage au cœur des évènements, étayé d’interviews, montre la détermination et la colère de toute une communauté et notamment des femmes.

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A voir également sur le site :
Plogoff, des pierres contre des fusils

We don’t like samba (vostfr / 41min / 2014)

Documentaire sur les mobilisations sociales qui ont secoué le Brésil depuis les manifestations de juin 2013, réalisé par le CIS-Berlin.

Comme souvent, il a suffi d’une étincelle – l’augmentation des transports – pour attiser la rage sociale et répandre le feu de la révolte jusqu’aux confins du pays. Les Brésiliens, écrasés par des salaires misérables, la précarité, des crédits pour une consommation toujours plus hors d’atteinte et, dans les favelas, par une répression policière militarisée, ont préparé la Coupe du monde à leur manière : résistances aux projets d’urbanisation, manifs massives et d’une radicalité explosive, grèves sauvages… Le pays n’avait pas vécu une telle irruption de frustration et de colère depuis la fin de la dictature militaire. Foulant aux pieds la trilogie foot-samba-carnaval, les éboueurs en grève, « les Garis » comme on les appelle, proclament : « On n’en a rien à foutre de la samba ! Nous sommes des rebelles ». C’est l’histoire de tous ces rebelles que raconte « We Don’t Like Samba ».

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Le trailer (en anglais) du documentaire :

 

Hans Magnus Enzensberger – Le Bref Été de l’anarchie : La vie et la mort de Buenaventura Durruti

Livre publié pour la première fois en 1975 en français retraçant la vie de Buenaventura Durruti, figure importante de l’anarchisme révolutionnaire espagnol.

Si Hans Magnus Enzensberger a choisi de nommer « roman » cette vie de Durruti, ce n’est pas par excès de modestie, et encore moins par ironie. Un souci de rigueur l’y conduit, rigueur ni plus ni moins paradoxale que l’entreprise du livre même. S’en expliquant, l’auteur justifie du même coup le parti qu’il a pris de « raconter » cette vie par le seul moyen d’un assemblage de documents : extraits de reportages, discours, tracts, brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants, sans jamais intervenir directement dans le récit. Roman de collage donc, reconstitution toujours fragmentaire, à la fois lacunaire et trop riche, « contradictoire », toujours ramenée aux incertitudes scintillantes de la tradition orale : roman de Durruti, où l’Histoire apparaît comme « fiction collective ».

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Il ne fallut pas longtemps à Durruti pour se rendre compte que le Comité central n’était qu’un organe de gestion. On discutait, négociait, votait, il y avait des dossiers, on y accomplissait un travail de bureaucratie. Mais Durruti n’était pas un rond-de-cuir. Dehors, on tirait. Il ne supporta plus cet état de choses. Il mit sur pied sa propre division, la colonne Durruti et, à sa tête, prit la route du front d’Aragon.

Qu’est-ce que la violence ? (vostfr / 9min / 2019)

Une courte vidéo didactique réalisée par les camarades canadiens de SubMedia.

Nos sociétés dépendent fortement de la violence pour fonctionner. Alors que les États tenteront de détenir le monopole de la violence et trouveront constamment de nouvelles façons de légitimer leur usage de la force, les personnes qui luttent contre la domination peuvent également utiliser la violence pour affronter les systèmes hiérarchiques qui les oppriment. Alors que les débats sur la violence et les tactiques semblent raviver chaque fois que quelqu’un décide de riposter, la nécessité d’attaques physiques contre le pouvoir ne peut être ignorée. Alors, qu’est-ce que la violence exactement et comment fonctionne-t-elle dans le monde?

Télécharger la vidéo ici.