END:CIV (vostfr / 76min / 2011)

Bien que nous ne partagions pas toutes les analyses de Derrick Jensen autour desquelles est articulé ce film, celui-ci fait les constats qui s’imposent quant à l’étendue des ravages que le capitalisme a déjà infligé à notre écosystème. Les questions qu’il aborde – les violences systémiques sur lesquelles reposent nos sociétés, l’émergence du « capitalisme vert » (et le « green washing » qui l’accompagne), la trahison des organisations écologistes, mais surtout celle de nos propres actions face au désastre – sont de première importance pour qui se soucie du devenir des habitants de cette planète.

End:Civ examine la dépendance de notre culture envers la violence systémique et l’exploitation environnementale, et enquête sur l’épidémie de sites empoisonnés et de nations en état de choc en résultant. Basé en partie sur Endgame, le livre au succès retentissant écrit par Derrick Jensen, End:Civ pose la question : « Si ton pays se faisait envahir par des extraterrestres qui coupent des forêts, qui empoisonnent l’eau et l’air et contaminent les réserves de nourriture, résisterais-tu? »

Les causes profondes des effondrements de civilisations sont habituellement la sur-utilisation des ressources. Alors que nous écrivons ces mots, le monde agonise en raison d’un chaos économique, du pic pétrolier, du changement climatique, de la dégradation de l’environnement et de l’agitation politique. Tous les jours, les Unes nous parlent d’histoires de scandales et de trahison de la confiance du peuple. Nous n’avons même pas à exiger avec indignation la fin du système mondial actuel : il semble déjà se désagréger.

Cependant, des actes de courage, de compassion et d’altruisme abondent, même dans les endroits les plus affectés. En documentant d’une part, la résistance de ceux et celles qui sont le plus touché-e-s par la guerre et la répression, et d’autre part, l’héroïsme de ceux et celles qui vont de l’avant pour confronter la crise la tête haute, End:Civ présente une piste pour sortir de cette folie dévorante et aller vers un avenir plus sain.

End:Civ présente des entrevues avec Paul Watson, Waziyatawin, Gord Hill, Michael Becker, Peter Gelderloos, Lierre Keith, James Howard Kunstler, Stephanie McMillan, Qwatsinas, Rod Coronado, et John Zerzan, entre autres.

Les Diggers de San Francisco (vostfr / 84min / 1998)

Le film documentaire, Les Diggers de San Francisco, de Céline Deransart et Alice Gaillard, tourné au cours des années 1990 et diffusé en 1998, est une évocation d’un collectif artistique militant et anarchiste qui choisit son nom en référence aux « Diggers » anglais, ces paysans du XVIIe siècle, menés par Gerrard Winstanley qui avaient repris les terres seigneuriales pour les cultiver en commun. Les Diggers de San Franciso, issus de la San Francisco Mime Troup qui, dans son théâtre de rue subversif, mettait en scène son arrestation par la police, sont actifs entre 1966 et la fin des années 60 dans le quartier Haight Ashbury en pleine vague « flower power » et « peace and love » à l’époque où enfle la contestation contre la guerre du Vietnam et la révolte noire des « blacks panthers ».
S’ils partagent avec les hippies le goût des expérimentations psychédéliques, les diggers déplorent leur manque de conscience politique et sociale. Pour y remédier, les diggers veulent – selon leurs termes – créer un théâtre qui décrirait une société libre et gratuite en espérant ainsi éveiller les consciences et provoquer le mouvement social qui transformera cette fiction en réalité. « C’est gratuit parce que c’est à vous. » Leur théâtre libre qui met en scène dans la rue « l’enterrement de l’argent » est complété par des brochures de propagandes poétiques et par des distributions de repas gratuits, selon des modes d’action qui inspireront le mouvement « Food not Bombs ». Puis viennent les magasins gratuits qui complètent la réalisation d’une « philosophie du free », dont l’objectif avoué est de briser les chaînes de la nécessité capitaliste.

Notre humanité est une dignité à conquérir. C’est l’affaire de tous, et tous, c’est chacun. Nous ne voulons plus d’une société basée sur le travail et la production. Nous ne voulons pas non plus d’une société d’assistance. Nous voulons une société fondée sur l’entraide et l’autogestion. A nous de reprendre en main notre vie individuelle et collective. A nous de nous réapproprier les moyens matériels que les possesseurs des pouvoirs politiques, financiers et médiatiques nous ont volés : reprenons tout ! Notre désir est libre, la vie est gratuite, vivons nos rêves, soyons ce que nous sommes. Nous sommes vivants !

Tract des Diggers

Autonomie ouvrière (vostfr / 74min / 2008)

1975 / 1982 Territoire espagnol. Après 40 ans de dictature, voici le temps de la transition démocratique plus connue comme « transaction démocratique ».

Ils étaient ouvriers, dockers, dynamiteurs à Barcelone, Vitoria, Bilbao. Tous faisaient partie de ce mouvement diffus, sans porte-parole ni dirigeants autre que les assemblées d’usine ou de quartier. Tous rejetaient le patronat, les syndicats, le capitalisme. Certains étaient armés, d’autres pas mais tous défendaient l’autonomie ouvrière. En 1976, l’Espagne était en flamme et « Il fallait (les) écraser (…) car c’étaient des minis soviets » (Manuel Fraga, ministre de l’intérieur). La démocratie s’en est donc chargée.
Mais l’histoire cavale encore…

AutonomiaObrera(faire un clique-droit sur l’affiche puis « enregistrer sous » pour télécharger le film)

Les Lascars du LEP électronique (vf / 53min / 1986)

Documentaire traitant de la mobilisation contre la réforme Devaquet en 1986. Les lycéens d’un LEP (Lycée d’Enseignement Professionnel) se confrontent aux méthodes des étudiants et plus généralement de ce mouvement social. Il réagiront et critiqueront éducation, travail, étudiants et flics…

Texte d’appel des lascars du LEP électronique en 1986 :

Le peuple veut la chute du système – An V de la révolution tunisienne (vf / 71min / 2013)

Tourné et monté en mars-avril 2013, ce documentaire, libre et gratuit, part à la rencontre de diverses composantes du mouvement anti-autoritaire tunisien. Il porte les paroles de groupes organisés et d’individus : le Mouvement Désobéissance, la lutte contre le Forum Social Mondial, des activistes de rue ou des syndicalistes de base, une mutuelle agricole, un projet culturel autogéré… Il pose un regard sur le développement d’idées et de pratiques anarchistes et autogestionnaires au cœur du processus révolutionnaire en Tunisie. Il se veut être un outil, peut-être une arme, pour construire la solidarité internationale et renforcer le mouvement d’émancipation mondial dont l’un des actes fondateurs fut le soulèvement de Gafsa en 2008.

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