La Société Du Spectacle (vf / 87min / 1973)

Film réalisé par Guy Debord à partir de son principal livre théorique portant le même nom et paru en 1967.

Adaptation cinématographique du livre de 1967 réalisée à partir d’images détournées, La Société du Spectacle est une analyse impitoyable du capitalisme à son stade « spectaculaire ». Critique d’avant-garde tentant de réaliser une synthèse des apports théoriques des mouvements révolutionnaires du passé en vue de leur dépassement, cette analyse marqua la période des années 68 et inspira de nombreux groupes révolutionnaires autonomes.

« Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien du sommeil. »

Rudolf Rocker – Les Soviets trahis par les bolcheviks

Il s’agit là de la première critique d’ensemble du régime bolchevik d’un point de vue anarchiste, parue en Allemagne en 1921 sous le titre La faillite du communisme d’État russe.

Rudolf Rocker, militant anarcho-syndicaliste, avait au cours d’une longue période d’exil à Londres participé aux combats des ouvriers de la confection contre l’exploitation ; rentré en Allemagne en 1918, il avait œuvré au regroupement des militants anarcho-syndicalistes.
Dans ce livre, il montre comment, devenus maîtres des Soviets qui étaient nés de l’action spontanée des masses, les bolcheviks, après s’être emparés des pouvoirs étatiques, en ont usé pour tenter d’intégrer à l’appareil d’État toutes les autres tendances révolutionnaires, ainsi que pour diffamer, calomnier, éliminer et massacrer quiconque refusait de se soumettre. S’appuyant sur des témoignages de première main, il dénonce les méthodes des bolcheviks qui ont, par exemple, cyniquement trahi le pacte conclu avec les troupes de Makhno, aggravé la famine qui sévissait déjà en détruisant les communes et les coopératives paysannes pour bâtir un État tout-puissant, prétendument socialiste, instrument d’une nouvelle forme de l’esclavage salarié.

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Sommaire : Rudolf Rocker, par Jean Barrué – Chapitre I : la faillite du communisme d’État russe – Chapitre II : Un faux argument historique – Chapitre III : L’activité « contre-révolutionnaire » des anarchistes russes – Chapitre IV : Nestor Makno et les bolcheviks – Chapitre V : L’insurrection de Cronstadt – Chapitre VI : Origine et signification de l’idée de conseils – Chapitre VII : L’idée de dictature, héritage de la bourgeoisie – Chapitre VIII : De la nature de l’État – Chapitre IX : De l’essence de la révolution populaire : liberté et socialisme – Chapitre X : La IIIe Internationale, organe de la politique d’État bolchevique – Chapitre XI : L’influence du bolchevisme sur le mouvement ouvrier international – Chapitre XII : La malédiction du centralisme.

Le livre est édité par les éditions Spartacus.

« Une vraie libération n’est possible que lorsque l’appareil du pouvoir disparaît, car le monopole du pouvoir n’est pas moins dangereux que celui de la propriété. C’est seulement ainsi qu’il sera possible d’éveiller toutes les énergies qui sommeillent dans le peuple pour les faire servir la révolution. C’est ainsi, aussi, que disparaîtra la possibilité pour un parti — et pour la simple raison qu’il est parvenu à s’emparer du pouvoir — d’opprimer toutes les tendances véritablement révolutionnaires, parce qu’il le faut prétendument « dans l’intérêt de la révolution », bien que l’on sache que, dans ce cas, l’« intérêt de la révolution », ne signifie jamais que celui du parti ou d’une poignée de politiciens avides de pouvoir et sans scrupules. »

Ronald Creagh – Histoire de l’anarchisme aux États-Unis d’Amérique (1826-1886)

Paru en 1981, l’ouvrage de Ronald Creagh est une étude des premières manifestations de l’anarchisme aux USA au XIXe siècle.

« Un itinéraire tracé par la Déclaration d’indépendance de 1776, considérée comme une proclamation de la souveraineté des peuples sur leur gouvernants.
Telle aurait été jusqu’à la fin du 19ème siècle l’odyssée des anarchistes aux États-Unis si leur rapport avec les pouvoirs établis n’avait engendrée une dialectique hautement conflictuelle.
Le refus de toute relation dominatrice a conduit une minorité – moins marginale et plus influente qu’on ne le pense – à un réexamen des effets historiques de la démocratie. »

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François Hombourger – Makhno (L’Ukraine libertaire 1978-1921)

Une bande dessinée de fiction historique sur la révolution ukrainienne menée par l’armée révolutionnaire insurrectionnelle, plus communément dénommée Maknovtchina, entre 1918 et 1921.

Le parcours aventureux du jeune spartakiste allemand, Jürgen personnage imaginaire, nous conduit du Berlin insurgé à l’issue de la Première Guerre Mondiale, à la Russie révolutionnaire et l’immense espoir qu’elle soulève alors dans le monde.
Tout d’abord enrôlé dans l’Armée Rouge, il affronte la plus terrible des guerres civiles. Expédié en Ukraine par le pouvoir central de Moscou afin d’imposer le nouvel ordre bolchevick, il y constate le rejet et l’hostilité des populations. Croisant le destin exceptionnel de l’anarchiste Makhno, il rejoint finalement le peuple en armes et rencontre l’amour en la personne de l’énergique et séduisante Natalia.
Pour construire une société libertaire, démocratique et pluraliste, les paysans ukrainiens doivent lutter pendant 3 ans contre les allemands, les tsaristes, les nationalistes et les communistes qui veulent y instaurer leur dictature…
Dans cette fresque historique, des destins individuels écrivent l’épopée de cette révolution méconnue : l’Ukraine libertaire.

Cliquer sur les couvertures pour accéder aux fichiers pdf des bouquins :


Pour aller plus loin :
Nestor Makhno – La lutte contre l’État (et autres écrits)
Nestor Makhno – paysan d’Ukraine

Anarchistes et Communistes dans le mouvement des conseils à Turin – Premier après-guerre rouge (1919-1920)

Les éditions du Symbiote sont heureuses de vous faire part de la publication en ligne de la première brochure éditée dans la collection [Mnésis] consacrée à l’histoire des luttes révolutionnaires et d’émancipation.

Il s’agit de Anarchistes et Communistes dans le mouvement des conseils à Turin – Premier après-guerre rouge (1919-1920) de Pier Carlo Masini ainsi que de textes écrit notamment par Errico Malatesta et Luigi Fabbri sur la question.

Celle-ci est désormais disponible à la lecture et en téléchargement sur infokiosques.net.

Pour télécharger la matrice A4 (à convertir en brochure A5), cliquer sur la couverture :

« Les ouvriers pensèrent que c’était le moment de s’emparer définitivement des moyens de production. Ils s’armèrent pour la défense, transformant de nombreuses usines en véritables forteresses, et ils commencèrent à organiser la production pour eux-mêmes. Les patrons avaient été chassés ou déclarés en état d’arrestation.
… C’était le droit de propriété aboli en fait, la loi violée dans tout ce qu’elle a de défense de l’exploitation capitaliste. C’était un nouveau régime, une nouvelle forme de vie sociale qui étaient inaugurés. »

Errico MALATESTA

Sommaire :
I/ Le cerveau du prolétariat : Turin
II/ Période de révolution
III/ Les origines des Conseils d’usine
IV/ La théorie des Conseils
V/ Le mouvement des Conseils
VI/ La polémique sur les Conseils
VII/ La contribution des anarchistes
VIII/ L’action des Conseils
IX/ La tradition des Conseils
Annexes :
Pour le congrès des conseils d’usine aux ouvriers et paysans d’Italie
Rapport sur les conseils d’usine et d’entreprise
Aux ouvriers métallurgistes !
Sans répandre une seule goutte de sang
La propagande du camarade Errico Malatesta
Tout n’est pas fini !
La propagande de Errico Malatesta
Deux jugements historique sur les conseils en Italie