Le dossier Plogoff (vf / 50min / 1980)

Un documentaire pour se souvenir que l’implantation du nucléaire en France se fit à coup de flics et de militaires contre la population comme aujourd’hui le sont les « grand projets » industriels qu’il s’agisse de barrages, d’aéroports, d’héoliennes et autres infrastructures au service du dévellopement capitaliste.

Fin des années 1970 après Jésus-Christ. Toute la Gaule est mise au pas de la suprématie de l’énergie nucléaire et de son monde. Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles bretons.nes résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de gardes mobiles des camps retranchés alentour. Ainsi, sans potion magique mais avec pierres, cris et recours administratifs, les habitants de Plogoff défient consciencieusement l’État Français. Dans Le dossier Plogoff, réalisé par François Jacquemain en 1980 et dépoussiéré par Synaps Collectif Audiovisuel en 2017, leurs gestes et leurs mots enjambent quelques décennies pour venir nous offrir une indispensable caisse de résonance aux luttes actuelles contre tous les saccages environnementaux. Ceux-là même qui, à Plogoff hier et ailleurs aujourd’hui, sont servis sur leur lit d’exactions diverses et perpétrés avec ferveur par les États et leurs fidèles nervis, comme autant d’offrandes au Dieu croissance.

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En 1974, l’État français décide d’implanter une centrale nucléaire de 5 200 mégawatts, en Bretagne, sur les communes de Plogoff, Primelin, Goulien et Cleden, à la Pointe du Raz. Les habitants s’y opposent et créent le premier comité régional d’information sur le nucléaire. Juin 1976, Ils se mobilisent et construisent des barrages pour empêcher les techniciens de l’EDF de faire des sondages géologiques. Fin 1978, les élus du Conseil régional et du Conseil général du Finistère optent pour le site de Plogoff. Août 1979 , les habitants de Plogoff construisent une bergerie sur les terres convoitées. Février 1980, c’est le début d’une enquête d’utilité publique. Des mairies annexes sont installées dans les quatre communes. Les dossiers pour l’enquête sont brûlés devant la mairie de Plogoff. Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1980, gardes mobiles et engins blindés investissent le village. Pendant quarante-cinq jours, la population continue à manifester, sous des formes multiples, son opposition à cette occupation policière et à l’implantation de la centrale. Ce reportage au cœur des évènements, étayé d’interviews, montre la détermination et la colère de toute une communauté et notamment des femmes.

Le site dédié au film


A voir également sur le site :
Plogoff, des pierres contre des fusils

Peter Gelderloos – Comment la non violence protège l’État

En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.

Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.

Cliquer sur la couverture pour accéder au pdf du livre :Sommaire :

  • Ebauche d’avant-propos pour une édition en français
  • Introduction
  • Chapitre 1 : La non-violence est inefficace
  • Chapitre 2 : La non-violence est raciste
  • Chapitre 3 : La non-violence est étatiste
  • Chapitre 4 : La non-violence est patriarcale
  • Chapitre 5 : La non-violence est tactiquement et stratégiquement inférieure
  • Chapitre 6 : La non-violence est illusoire
  • Chapitre 7 : L’alternative : Possibilités pour un activisme révolutionnaire

Une interview de Peter Gelderloos (sous-titrée en français) sur le livre :

Nunatak

Revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes.

Nous habitons la montagne. Pour certains c’est un choix, pour d’autres un exil, un refuge, une prison. Nous l’habitons par désir ou par la force des choses, et nous posons la question de comment habiter cet espace. L’habiter réellement, ne pas nous contenter de notre position de consommateur perpétuel, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l’autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…

Nous nous sommes réunis autour de l’envie de faire écho à la revue italienne Nunatak, revue d’histoires, de cultures, et de luttes des montagnes, s’inspirant de celle-ci pour une publication française. Nous ne cherchons pas à la reproduire à l’identique, mais à imaginer une forme similaire en résonance avec nos propres vécus.

Numéro 0 (Printemps-été 2016) :

(cliquer sur la couverture pour télécharger la revue)

Numéro 1 (Hiver-printemps 2017) :

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Numéro 2 (Automne-hiver 2017/18) :

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Numéro 3 (Été-automne 2018) :

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Numéro 4 (Hiver-printemps 2019) :

(cliquer sur la couverture pour télécharger la revue)

Numéro 1 (Hiver-printemps 2017) :

(cliquer sur la couverture pour télécharger la revue)

Des exemplaires papiers sont disponibles dans l’infokiosque du Symbiote.

Le site web de Nunatak

Tuer le serpent noir (vostfr / 30min. / 2017)

Documentaire réalisé par Submedia sur les luttes environnementales et des communautés autochtones contre l’implantation actuelle de pipelines pétrolifères en amérique du nord. Les enjeux de pouvoir au sein des luttes et la question de la diversités des tactiques y est abordé frontalement, ce qui peut constituer une source de réflexions pertinentes pour penser nos luttes.